
La première étape consiste à enlever les anciennes souches ainsi que les racines de la plantation précédente.
Puis une période de repos est observée afin que le sol se régénère, ensuite la plantation des nouveaux pieds de vigne intervient, elle se déroule généralement en avril.
Le vigneron plante les pieds en fonction d'une réglementation très précise :
La vigne ne sera productive que dans sa troisième année, en attendant, elle est rès fragile et doit faire l'objet de toute l'attention du vigneron.
Par définition la vigne est une liane, sa nature est donc de s'étendre le plus possible grâce notamment à une forte production de bois. Laissée à l'abandon, elle aura donc tendance à alimenter les bourgeons qui se trouvent aux extrémités de ses charpentes.
Dans ce cas, la vigne risque de produire des raisins peu nombreux et de maturité irrégulière, il faut la maîtriser, donc la tailler. La taille permet de maintenir l'équilibre entre végétation et fertilité, ce qui régule les récoltes en maturité et en qualité.
La taille débute en janvier pour finir fin mars, elle donne une certaine forme de ceps et prolonge la vie de la vigne.
Il existe différents système de taille qui permettent d'adapter chacun des cépages champenois à sa vigueur propre :
Les bois coupés issus de la taille sont ensuite brûlés dans une brouette à feu, broyés ou ramassés en botte pour être séchés.
A la taille succède la liage, appelé autrefois « l'attache ».
Cette technique consiste à attacher les charpentes et les sarments de taille aux fils de soutien.
Dans le passé, le liage s'effectuait grâce à des joncs humidifiés que le vigneron nouait autour des bois.
Le jonc est aujourd'hui remplacé par de la ficelle de sisal et une pince à lier permet sa mise en place.
Le but du liage est de mettre en forme la vigne et de veiller à son maintien, afin de faciliter son développement ainsi que les travaux ultérieurs.
Le palissage s'effectue en juin-juillet, période durant laquelle la végétation est la plus active.
A cette époque le raisin a besoin de profiter au maximum de l'ensoleillement. Or, la nature première de la vigne voudrait que son développement soit anarchique et désordonné, ce qui risquerait de nuire à la floraison.
Le palissage est rendu possible grâce aux fils releveurs qui, situés de part et d'autre des fiches (piquets), domestiquent la poussée des brins, d'autant que ces fils sont accrochés entre eux par divers moyens : les « S », crochets ou agrafes.
Le palissage est donc vital pour la vigne.
Il est de coutume de dire qu'un bon palissage économise un rognage.
Cette tâche s'effectue environ trois fois au cours de l'année selon la pousse de la vigne, en juin juste après le palissage, en juillet et en août.
Le rognage consiste à supprimer l'extrémité des pousses qui sont alors en plein croissance.
Il a pour but d'arrêter momentanément la croissance de la vigne et de concentrer la sève vers les parties productives de la vigne.
Cette économie de sève va faciliter l'entretien et le développement de la plante.
Esthétiquement parlant, une fois ce travail accompli, les vignes peuvent rivaliser avec les jardins à la française.
Généralement les vendanges débutent fin septembre, début octobre.
Les dates d'ouverture et de fermeture sont fixées chaque année par arrêté préfectoral sur proposition de l'I.N.A.O., du C.I.V.C. Et du syndicat des vignerons.
La cueillette des raisins se déroule quasiment dans les mêmes conditions qu'aux XVIIème siècle, sécateur en main et panier sous le bras.
Différentes tâches sont proposées aux vendangeurs qui affluent en nombre dans la région en étant quasiment certains de trouver de l'ouvrage :
Durant les vendanges, la région est donc en effervescence tant le travail est crucial et monopolise une main d'œuvre importante.
A cette époque le raisin rythme la journée de chacun.